Cueillette sauvage

. Mes « herbes » ont poussé libres dans leur terre d’élection, là où la nature les a mises. C’étaient des plantes heureuses, et ça c’est important. On est bon quand on est heureux…

                                           Maurice Mességué dans "Des hommes et des plantes",

Les fruits sauvages.

Au  bord des chemins ou des bois, dans les fourrés piquants, les mûres qui nous tachent les doigts de leur encre violette, ou le tour de la bouche des petits, sont bonnes aussi en confitures, ...

 

Ainsi, Fraise des bois, Fruits des bois (mélange de fraises, groseilles, baie de sureau, mûre), Merise, Mûre, Myrtille, Prunelle, baie de sureau, … sont cueillis dans les haies ou dans les bois.

 

Mais il y  a d’autres baies aux saveurs méconnues, oubliées ? Alise (baies de l’alisier), Cenelles (ou baies d’aubépine), Cynorrhodons (ou baies d’églantier), Nèfles, Poiriers et Pommiers sauvages, … sont aussi à découvrir.

 

Pour certains, il faut attendre que la gelée amenuise leur acidité ou leur âpreté. Ainsi, la nèfle doit subir les premiers frimas pour devenir blette. Sa chair se transforme ainsi en une compote fondante. Sa saveur particulière, légèrement vineuse, évoque celle des cormes, les fruits du sorbier qui se dégustent dès la fin de l’été.

 

Ces baies sont souvent riches en oligo-éléments et en vitamines. Elles se consomment généralement en pâtes de fruits, confits ou confitures, sirops, …

 

D’ailleurs, planter des arbres sauvages dans le jardin assure une meilleure pollinisation des autres fruitiers cultivés, et offre un hébergement à toute la faune locale.

 

Mais attention, certains fruits ont un aspect attractif… mais sont néanmoins toxiques : arum, lierre, chèvrefeuille des bois, fusain d’Europe,…

 

Ne récoltez jamais des fruits que vous ne pouvez pas reconnaitre avec certitude. Ensuite méfiez-vous, et lavez-vous bien les mains après avoir touché de charmantes plantes telles que le muguet, l’aconit napel ou la digitale pourpre…

 

Cueillir en sauvage ne s’improvise pas. On ne consomme que les plantes et fruits dont on est absolument sûr de reconnaitre.

 

D’ailleurs,  en fonction  du climat, de l’année je n’utilise pas forcément toujours les mêmes fruits. Cela dépend de leur disponibilité dans la nature.

Les plantes et fleurs.

Qui, derrière la tisane de camomille, voit la petite fleur croisée au bord des chemins ?

 

Peut-être êtes-vous déjà allé ramasser des pissenlits ou du cresson ; ou encore, peut-être avez-vous déjà sucé le nectar si sucré de la fleur de trèfle ou de coucou ?

 

Promenez-vous dans les prés, sur le bord des talus, à la lisière des bois, au bord des ruisseaux et... regardez !  Et vous découvrirez une multitude de petites fleurs auxquelles jusqu'à ce jour vous n'avez pas prêté attention ; observez-les attentivement, examinez les feuilles, les coloris, la forme des pétales, et vous serez alors étonnés de la diversité de ces plantes, de leur concentration, de leur originalité. Oui, autour de vous, sur le sol que vous foulez presque tous les jours. Il  suffit de se baisser et de ramasser quelques plantes pour vous mitonner  confitures, sirops, apéritif,  soupe, tisane, …

 

On a rarement conscience que les plantes sont indispensable à la vie des êtres humains, soit directement en les consommant, soit indirectement en nourrissant les bêtes qu’ils  consomment. Elles sont en effet pourvues d’éléments que l’humain ne peut synthétiser lui-même, mais nécessaire à son équilibre alimentaire.

 

Mais elles servent aussi à la construction, à l’habillement, à la fabrication du papier … Les plantes sont source d’objet et de produits qui ont amélioré leur qualité de leur vie et de leur santé (médicaments), …

 

Au quotidien, en exerçant cette activité, je continue chaque jour à apprendre sur le monde végétal. 

 

Au fil des saisons, les cueillettes sauvages ont lieu sur des espaces préservés, où les plantes s'épanouissent naturellement et développent toutes leurs saveurs et leurs propriétés.